Par l'Archiprêtre André Fortounatto - Octobre 2015

La liturgie eucharistique ne se célèbre pas à une heure fixe, mais à des moments différents de la journée selon la « nature » de celle-ci. Pour les grandes fêtes, elle est célébrée très tôt le matin (par exemple à Pâques), pour une fête moindre, sans vigiles, elle est repoussée à une heure plus tardive et peut être célébrée même à midi.

L’Eucharistie est notre participation, par anticipation, au Royaume, elle est le sacrement de la venue du Christ et de sa présence parmi ses disciples. Comme pour les disciples d’Emmaüs, le Seigneur se révèle dans la fraction du pain (Luc XII, 30-31). L’Eucharistie est la joie de la présence du Maître et de sa Résurrection.

5ème dimanche après la Pentecôte

Matthieu VIII, 28 – IX,1

En ce temps-là, Jésus arrivant au pays des Gadaréniens, vinrent à sa encontre deux démoniaques sortant des tombeaux, si dangereux que personne ne pouvait passer par ce chemin-là. Et les voilà qui se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? » Or, à quelque distance, il y avait un grand troupeau de porcs en train de paître. Les démons suppliaient Jésus, disant : Si tu nous chasses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. » Il leur dit : « Allez ! »

Par l'Archiprêtre André Fortounatto

INTRODUCTION

Dieu créa le monde en cinq jours à partir du néant. Par contre, pour créer l’homme Il prit de l’argile et lui insuffla son Esprit. Au paradis Adam pouvait communiquer avec Dieu et Le connaître de personne à personne. Ainsi la Création dépend de Dieu, mais aussi de l’homme. L’homme et la femme partageaient la même nature. La présence de Dieu dans l’homme (le souffle de Dieu, ou l’Esprit de Dieu) fait rayonner en lui la lumière de sa Face et qui distingue l’homme de toutes les autres créatures. Cette présence de Dieu projette sur l’homme l’Image de Dieu. La destinée de l’homme est de devenir un miroir pour refléter l’image de Dieu. Nous savons quel est le tragique destin de l’homme à cause de la désobéissance.

Par l'Archiprêtre André Fortounatto - Février 2018

Lorsque j’étais enfant puis adolescent, à l’approche du Grand carême de Pâques j’entendais les mêmes paroles « le temps d’abstinence de viande est arrivé ». Au monastère de Lesna, j’ai entendu un des métropolites dire aux portes du Carême « l’orthodoxe qui mange de la nourriture non carêmique n’est plus orthodoxe ».

Des affirmations de ce genre m’étonnaient et j’étais persuadé qu’elles étaient réductrices et très loin du sens véritable du carême.

Il faut dire que définir le carême n’est pas toujours aisé.